5G, 4G : la France accélère sa transition mobile, tandis que la 2G et la 3G amorcent leur déclin

Au 1er avril 2026, la photographie du réseau mobile français confirme une transformation en profondeur. Les derniers chiffres publiés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) illustrent à la fois la montée en puissance continue de la 5G et de la 4G, et le recul progressif des technologies plus anciennes, appelées à disparaître dans les prochaines années.
Au total, 71 959 sites mobiles, toutes générations confondues, sont aujourd’hui autorisés sur le territoire. Une densité qui traduit l’intensité des investissements des opérateurs, dans un contexte de transition technologique désormais bien engagé.
Une 5G en forte progression, mais encore en phase d’optimisation
La 5G poursuit son déploiement à un rythme soutenu. Au 1er avril, 54 656 sites sont autorisés en France, dont 1 285 en Outre-mer. Parmi eux, 48 172 sont déclarés techniquement opérationnels, soit un taux de mise en service de 88,1 %.
La croissance reste régulière, avec une hausse de 0,4 % sur le seul mois de mars. Dans les faits, la grande majorité des installations 5G s’appuie sur des infrastructures existantes déjà utilisées pour la 2G, la 3G ou la 4G. Seuls huit sites en France sont aujourd’hui exclusivement dédiés à la 5G, un chiffre révélateur d’une stratégie de mutualisation visant à limiter les coûts et accélérer le déploiement.
Trois bandes de fréquences structurent actuellement la couverture 5G :
- La bande 700 MHz, largement utilisée pour sa portée, totalise 35 803 sites autorisés, dont 30 586 actifs.
- La bande 2 100 MHz compte 26 964 sites autorisés, avec 21 856 en service.
- La bande cœur de la 5G, en 3,5 GHz, atteint 37 440 sites autorisés, dont 32 723 opérationnels.
Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence : certains sites étant mutualisés entre plusieurs bandes, leur cumul dépasse le nombre réel de supports physiques.
Une 4G toujours dominante et en expansion mesurée
Malgré l’essor de la 5G, la 4G reste le pilier des réseaux mobiles en France. L’ANFR recense 71 750 sites autorisés, dont une large majorité en métropole (68 086), avec 64 326 effectivement en service.
La progression se poursuit, quoique plus modérée, avec une hausse de 0,3 % des mises en service en mars. Les quatre grands opérateurs continuent de renforcer leur maillage :
- Bouygues Telecom atteint 31 231 sites (+104 en mars)
- Free Mobile en totalise 30 951 (+215)
- Orange conserve la première place avec 32 608 sites (+75)
- SFR en exploite 30 541 (+138)
Outre-mer, 3 664 sites 4G sont autorisés, dont 3 531 déjà en service, témoignant d’un niveau de couverture désormais élevé.
La 3G amorce un recul progressif
Le mouvement de bascule se confirme pour la 3G. Au 1er avril, 54 817 sites sont encore en service en France, dont 51 428 en métropole. Mais leur nombre commence à diminuer, avec une baisse de 0,1 % observée en mars.
Dans le détail, les évolutions restent contrastées selon les opérateurs. Si certains continuent ponctuellement d’ajuster leur réseau, la tendance globale est clairement orientée vers la réduction, en anticipation des plans d’extinction annoncés ces dernières années.
La 2G entre dans sa phase d’extinction
La décrue est encore plus nette pour la 2G. Le parc compte désormais 38 444 sites actifs en France, dont 35 924 en métropole. Sur le seul mois de mars, 146 sites ont été fermés, dont 140 en métropole.
Ce recul s’inscrit dans une stratégie assumée des opérateurs, qui réallouent progressivement les fréquences et les infrastructures aux technologies plus récentes. La 2G, historiquement essentielle pour la voix et certains usages industriels, laisse peu à peu place à des réseaux plus performants et plus efficaces.
Une transition structurelle du paysage mobile
L’évolution des indicateurs publiés par l’ANFR confirme une transformation structurelle du paysage télécom français. La montée en puissance de la 5G, combinée à la consolidation de la 4G, redessine les priorités des opérateurs, tandis que la 3G et surtout la 2G entrent dans une phase de retrait irréversible.
Cette transition, amorcée depuis plusieurs années, s’inscrit dans un calendrier désormais bien établi. Elle prépare le terrain à de nouveaux usages, allant de l’Internet des objets aux services à très haut débit mobile, tout en posant la question de l’accompagnement des équipements encore dépendants des anciennes générations de réseau.
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